Au 173 boulevard Gambetta à Calais se trouve maintenant installée, sur quatorze mille mètres carrés, à titre définitif, le Channel, une scène nationale : " entièrement dédiés à la création artistique " comme dit sur le site de ce nouveau lieu culturel.
Les Feux d’hiver en cette fin décembre où j'ai pu assister aux " Chambres d’amour " interprétées par le Théâtre de l’Unité, basé à Besançon (Création du Théâtre de l'Unité, sur une idée de Jacques Livchine*).
Un spectacle d'une heure où il est difficile de rester indifférent à l'art théâtral. Où il est impératif de ne pas être se sentir "étroit à l'intérieur". Après une engueulade de la mère maquerelle en chapeau à plumes, alias Madame Renée, interprétée brillamment par Hervée de Lafond, les acteurs viennent choisir leurs "clients". Ils nous font "monter" (à l’étage de la résidence d'artistes des abattoirs) dans la maison close et pour se faire, ils nous font traverser la cour du Channel. Nous sommes répartis dans des chambres, au nombre de dix, comme il se doit pour ce type de rencontre. La "passe" dure sans doute, intervalle irrégulier, de 5 à 8 minutes, et nous voilà partis pour vivre une performance théâtrale.
Exemple personnel, avec Mademoiselle Gill, jouée par Gill Maurer Herde, j’ai eu le plaisir d’entendre dans sa chambre, un poème, entre autre, magnifiquement interprété de Robert Desnos :








